« Le pays où tu entres pour en prendre possession n’est pas comme le pays d’Égypte d’où vous êtes sortis, où après avoir semé, il fallait arroser avec le pied, comme on arrose un jardin potager. Mais le pays où vous allez passer pour en prendre possession est un pays de montagnes et de vallées arrosées par la pluie du ciel . De ce pays le Seigneur ton Dieu prend soin, sur lui les yeux du Seigneur ton Dieu restent fixés depuis le début de l’année jusqu’à la fin.. Assurément si vous obéissez à mes commandements, aimant Dieu et le servant de tout votre cœur, je donnerai la pluie au pays en temps opportun, pluie d’automne et pluie de printemps, , et tu pourras récolter ton froment, ton vin et ton huile, je donnerai à ton bétail de l’herbe dans la campagne et tu mangeras et te rassasieras » (Deutéronome 11, 10-15 : comparer avec Jérémie 5, 24 et Joël 2, 19).
La Judée (en hébreu יהודה, Yehudah) est la partie montagneuse du sud de la Terre d'Israël. Judée dans le premier sens, le plus étroit, était située au sud de la région de Samarie. Ces deux régions — grosso modo — sont aujourd'hui désignées collectivement sous le nom de Cisjordanie. Le terme de Judée est aujourd'hui utilisé par le gouvernement israélien et parfois aussi par des personnes parlant hébreu ou attachées à Israël pour se référer à une large région du sud de la Cisjordanie et d'Israël, ou plus spécifiquement à la Cisjordanie dans le terme « Judée-Samarie ».
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Nom
L'origine de ce nom, selon l'historien Félix Abel, est dans le mot araméen Yehoudaya יהודייא (les Juifs), d'où il passa au grec dans la forme de Ioudaia et au latin dans la forme Iudaea (dans les inscriptions IVDAEA) d'où la forme française Judée. Le terme de Juif provient quant à lui de la tribu de Juda. - le territoire de l'ancien royaume de Juda,
- l'ensemble de la Terre d'Israël, appelée Palestine après Hadrien par les Romains.
Dans le Nouveau Testament, le nom Judée a deux sens :
- le territoire de l'ancien royaume de Juda,
- l'ensemble de la Terre d'Israël, appelée Palestine après Hadrien par les Romains.
En 135, l'empereur Hadrien changea le nom de la province de Judée en Syria Palaestina (Syrie Palestine).
Dans le Nouveau Testament, le nom Judée a deux sens :
En 135, l'empereur Hadrien changea le nom de la province de Judée en Syria Palaestina (Syrie Palestine).
Géographie
Collines dans le désert de Judée
La Judée est une région aride et montagneuse. L'altitude y varie beaucoup : l'altitude maximale se trouve sur le Mont Hébron (en Cisjordanie) à 1 020 mètres, l'altitude minimale se trouve à 400 mètres au-dessous du niveau de la mer, au bord de la Mer Morte.
Les géographes divisent la Judée en plusieurs régions :
- les Monts de Judée, ou collines d'Hébron (en Cisjordanie)
- le plateau de Jérusalem
- les collines de Béthel
- le désert de Judée
Dans l'Antiquité, ces régions étaient boisées; la Bible fait état d'élevage et d'agriculture.
Histoire/Préhistoire/Protohistoire
La présence humaine dans cette région est attestée depuis l'Age de la pierre.
Les paéloanthropologistes pensent que la région était sur la route des grandes migrations des Homo sapiens, il y a 100 000 ans.
L'archéologie a révélé que la ville de Jéricho existe depuis plus de 11 000 ans.
Les récits du Royaume d'Israël sont relatés par la Bible.
Après la sortie d'Égypte des Hébreux, conduits par Moïse, les tribus d'Israël arrivent en Terre promise, et s'y répartissent. La tribu de Juda s'installe dans une zone comprenant les actuels Néguev, Shéphélah et désert de Judée, ainsi que la région autour de Jérusalem.
Au fil de diverses guerres envers les peuples de la mer, les douze tribus d'Israël s'organisent en deux royaumes : au nord, le Royaume d'Israël, au sud, le Royaume de Juda.
Après de nouvelles guerres, les tribus s'unissent en un seul et même royaume d'Israël, ayant pour capitale Jérusalem, pour rois successivement Saül, issu de la tribu de Benjamin, David puis son fils Salomon, issus de la tribu de Juda. Un schisme en entre le nord et le sud recrée un Royaume d'Israël et un Royaume de Juda.
Le Nord subsistera deux siècles, avant d'être envahi par les Assyriens. La chute du royaume du sud viendra en 587 av. J.-C., lorsque la Judée fut envahie par les Babyloniens.
Après l'Exil à Babylone, c'est la domination des Perses puis des Séleucides.
La résistance des Hasmonéens-Macchabées (cf. Livres des Macchabées) donna lieu un temps à un royaume indépendant, le royaume de Judée, gouvernée par des ethnarques, grand-prêtres hasmonéens.
La Judée tomba ensuite sous domination romaine en 63 av. J.-C. : Hyrcan II et Aristobule, fils de la reine Alexandra, se disputant le trône, Aristobule fit appel à Pompée. Le comportement d'Aristobule déplut à Pompée, et il mit Hyrcan sur le trône à sa place. La Judée devint un État-client, indépendant de jure mais dominé de facto. Quand Pompée fut vaincu par Jules César, Hyrcan fut mis de côté et le pouvoir effectif fut donné à Antipater, l'un de ses ministres, qui gouverna jusqu'à sa mort en 44 av. J.-C. En 40, Hyrcan II fut tué et son neveu, Antigone, monta sur le trône. Dernier des Hasmonéens, il fut tué en 37 av. J.-C. sur l'ordre d'Hérode (fils d'Antipater, tétrarque de Judée depuis 41 nommé par Rome), et de Marc Antoine.
En -37, Hérode prit le titre de roi, il nous est connu sous le nom d'Hérode le Grand. Les Romains l'appelèrent « roi, allié et ami du peuple romain » (rex socius amicusque populi Romani). À sa mort en -4, il partagea son royaume entre ses enfants, parmi lesquels Hérode Archélaos, qui gouverna si mal qu'il fut déposé en l'an 6 de l'ère chrétienne par Auguste, à l'appel de sa propre population, et Hérode Antipas, époux d'Hérodiade, dont il est question dans le Nouveau Testament. Désormais, la Judée était directement sous contrôle romain : elle devient un district dépendant du gouverneur de Syrie et administré par un préfet, de l'Ordre équestre seulement à cause de la moindre importance de la province. Ponce Pilate fut l'un de ces préfets, en charge probablement de 26 à 36. En évidence du titre praefectus de Pilate, il y a une inscription en pierre découverte à Césarée. La capitale passa de Jérusalem à Césarée, bâtie sous Hérode le Grand.
La Judée regagna un peu d'indépendance entre 41 et 42, quand Hérode Agrippa reçut le titre de roi de l'empereur Claude, puis quand son fils, Hérode Agrippa II, monta sur le trône en 48. Pendant son règne eut lieu la première grande révolte de Judée, en 66–70: elle fut matée par Titus, qui fit raser le Temple de Jérusalem. À la mort d'Hérode Agrippa II, la province revint sous contrôle romain direct. Deux révoltes eurent encore lieu :
- en 115–117, Révolte de Kitos ;
- en 132–135, Révolte de Bar Kokhba.
À la suite de cette dernière révolte qui fit subir de lourdes pertes aux armées romaines, Hadrien changea le nom de la province en « Syrie Palestine », Syria Palæstina, et Jérusalem fut rebaptisée en Ælia Capitolina, pour humilier les Juifs. Selon l'historien chrétien Eusèbe, Hadrien interdit aux Juifs d'habiter la polis ou colonia de Ælia Capitolina, bien que les Juifs aient continué d'habiter les autres parties du pays, sous son nouveau nom de Syrie Palestine. Il est erroné de croire qu'Hadrien expulsa les Juifs de toutes les parties de l'ancienne Judée. Le frère dominicain et historien Félix Abel, de l'École Biblique à Jérusalem, fait autorité sur cette période de l'histoire du pays, ainsi que l'historien israélien Michael Avi-Yonah.
De 400 à 638, la région devient une province de l'Empire byzantin.
Jérusalem, troisième ville sainte de l'Islam, est conquise. Les Arabes abbassides s'y installent. Ils laissent les chrétiens faire leur pèlerinage. En 1078, les Turcs seldjoukides délogent les Arabes de Jérusalem, et bloquent le pèlerinage chrétien. Les croisades débuteront en 1095 (cf. Croisades), plusieurs royaumes chrétiens latins seront fondées dans la région, dont le Royaume de Jérusalem, ayant pour épicentre Jérusalem et la Judée. Il tombera en 1187.
En 1516 débute la période ottomane, qui s'achève en 1917 avec la Première Guerre mondiale.
Entre-temps, pendant le XIXe siècle, des Juifs sionistes viennent se réinstaler sur la Terre promise, et notamment en Judée.
De 1917 à 1948, la Judée fait partie de la Palestine mandataire, des millers de Juifs affluent vers la Judée.
Le Plan de partage de la Palestine de 1947 prévoyait que la majeure partie de la Judée fasse partie de l'Etat arabe. S'ensuit la Guerre civile de 1947-1948 en Palestine mandataire. en mai 1948, l'Etat d'Israël est proclamé, commence alors la Guerre israélo-arabe de 1948-1949. Les jeunes armées israéliennes repoussent les frontières du jeune Etat, une partie de la Judée devient israélienne, l'autre jordanienne. La guerre de 1967 donne le contrôle de toute la Judée à Israël mais les accords d'Oslo de 1993 en rendent une partie aux Palestiniens, alors que la questions des établissements juifs dans les territoires sous contrôle jordanien avant 1967 devient très sensible.
Que dit le droit international ?
Le mot le plus usité dans la bouche de la gauche israélienne, et des inconditionnels par sympathie ou par intérêt de la cause palestinienne est : occupation. La gauche israélienne a abreuvé le public de l’épithète « territoire occupés » pour le culpabiliser.
Comment en effet admettre que le peuple le plus spolié et le plus persécuté de l’histoire puisse devenir un occupant et imposer sa loi par la force des chars et hélicoptères ? En fait, cette intoxication psychologique méthodiquement menée par le mouvement chalom akhchav avec l’aide des européens, grands pourvoyeurs de fonds, avait pour but de préparer le public israélien aux accords d'Oslo.
Les Médias occidentaux à force de matraquer les populations avec le mot occupation ont fini par faire croire qu’en réalité Israël occupait la Judée et la Samarie. Or sur le plan historique et juridique tout ce tintamarre médiatique est une falsification du droit international.
Comment admettre ,sur le plan de l’équité et de l’évidence historique qu’il n’existe aucun lien entre la ville de Hébron et Israël. La grande partie de l’histoire juive s’est déroulée à Hébron. La Judée et la Samarie sont le berceau des Juges, des rois juifs et des prophètes.
De nombreux chrétiens ont été détournés de leurs convictions et ont fini par croire que la Judée et la Samarie sont palestiniennes. Ils oublient que dans leurs propres livres de catéchisme ils apprennent l’histoire d’Israël en spécifiant que la Judée et la Samarie ont toujours été la terre d’Israël.
Cependant acceptons l’inacceptable et affirmons que tout cela remonte à deux mille ans et qu’on ne peut pas venir revendiquer une terre qu’on a perdu il y a deux mille ans.
Voyons l’aspect juridique actuel, donne-t-il raison à ceux qui prétendent qu’Israël occupe par la force des territoires palestiniens ? Nous pensons que non ,et nous allons le démontrer. Israël bénéficie d’une base juridique solide, fondée sur la jurisprudence internationale, et prônée par les plus grands juristes mondiaux.
Rappelons d’abord un certain nombre de faits historiques. La Société des Nations qui a confié le mandat sur tout le territoire palestinien aux Anglais en 1922 reconnaît dans son texte un lien historique entre la Palestine et le peuple juif et le droit des Juifs de fonder sur cette terre un Foyer National Juif ,sans pour cela préciser qui avait la souveraineté sur cette terre.
Le 29 novembre1947 les arabes refusent l’application de la résolution 181 des Nations Unis qui stipulait la partition de la Palestine en deux Etats ,l’un arabe et l’autre Juif. Ce refus a mis fin à tout fondement juridique de la résolution 181 des Nations Unis qui de toute façon, n’avait aucune force de loi, étant votée par l’Assemblée Générale des Nations unis et non par le conseil de sécurité.
A partir de cette situation, nous sommes en présence d’un pays qui juridiquement n’a aucun souverain à partir du moment où l’Angleterre remet son mandat au Nations Unis, qui votent une résolution rejetée par les arabes. Il y a donc un vide juridique quant à la souveraineté sur les territoires de Judée et Samarie.
A la suite de l’invasion d’Israël en 1948 par six pays arabes et la guerre qui s’ensuivit la Judée Samarie tomba dans les mains des Jordaniens aidés par les Anglais. Cette invasion des Jordaniens ne constitue nullement sur le plan du droit international un transfert de souveraineté puisqu’il a été reconnu par toutes les nations que la Jordanie a attaqué Israël sans la moindre justification et quelle a occupé indûment ces territoires.
De toute façon la Jordanie ne pouvait pas avoir en sa faveur une souveraineté qui n’existe pas .Pour se faire il aurait fallu une décision des Nations Unis conférant cette souveraineté à la Jordanie. Cette dernière s’est emparé d’un territoire par la force ,sans être attaquée. Sur le plan juridique international la Jordanie a commis une agression et s’est emparé d’un territoire sans être menacée par personne.
Les territoires de la Judée et Samarie ont été annexés, sans aucune base juridique, en 1950 par la Jordanie. Bien entendu aucun pays arabe n’a élevé la moindre protestation. Cependant cette annexion n’a été reconnue par la communauté internationale à l’exception de l’Angleterre et du Pakistan.
Rappelons encore une fois que jusqu’en 1967 la Jordanie exerça la souveraineté sur la Judée Samarie, en interdisant à Israël son lieu de culte préféré : le Mur Occidental et en profanant le cimetière juif du Mont des Oliviers en volant toutes les pierres tombales pour en faire des latrines.
En 1967 le Royaume hachémite fit déferler son armée sur le territoire d’Israël sans la moindre raison ,ni la moindre déclaration de guerre . Pour la deuxième fois La Jordanie disposant d’une armée formée et aidée par l’Angleterre commet une agression , mais cette fois elle perd la Judée Samarie . Israël ayant été agressé et en repoussant l’agresseur se trouve dans son droit de s’emparer de la Judée Samarie .Ce qui n’était pas le cas de la Jordanie , celle-ci n’ayant jamais été agressée. La Communauté internationale a reconnu explicitement qu’Israël a été agressé et qu’il avait le droit de se défendre. Le qualificatif « agresseur « n’a jamais été attribué à Israël ni par les Nations Unis ni par le Conseil de Sécurité.
En conclusion , conformément au droit international, le vide juridique qui existait pendant dix sept ans, à la suite de l’agression hachémite a été comblé par Israël qui a été agressé. C’est exactement ce que dit le droit international, « Un pays qui attaque un autre pour s’emparer de son territoire, sans aucun motif valable ne peut jamais prétendre exercer sa souveraineté sur un territoire acquis à la suite d’une agression.
Par contre , Israël, la partie agressée sans motif valable, s’est emparé d’un territoire en état de vide juridique, au détriment de l’agresseur. Israël est tout à fait en phase avec le droit international. Il est dans son droit d’exercer sa souveraineté sur la Judée et la Samarie.
L’exemple le plus significatif , est celui de l’accord d’Helsinki entre l’Allemagne, la Russie et la Pologne qui reconnaît la frontière Oder-Ness entre la Pologne et l’Allemagne. Cette dernière a perdu des territoires à la suite de son agression en Pologne et la communauté internationale a avalisé la perte de ces territoires à la suite de l’agression allemande.
Les allégations de la gauche israélienne disant qu’Israël n’a aucun droit sur la Judée n’ont aucun fondement juridique . Cette gauche et les Palestiniens devraient aussi demander à la Pologne de restituer à l ‘Allemagne les territoires annexés. Par ailleurs le silence des pays arabes à la suite de l’annexion de la Judée- Samarie par le Royaume Hachémite indique clairement que le problème juridique est secondaire pour eux. Ce qui est inadmissible pour eux est qu’Israël soit le pays dominant.
Haim Harboun
Sources :
http://haim.harboun.free.fr/droit_international.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jud%C3%A9e