Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

 

Il y a quelques jours un article du journal israelien 'Haaretz' a cree le scandale dans le monde de l'internet francophone : attaque anti-israelienne, antisemite, antisioniste,... Certains membres de la communaute juive francophone l'ont meme traite de gaucho, comme si cela justifiait cette agreession, et rien dans les medias israeliens. D'ou vient cet ecart ? Tout simplement d'une mauvaise traduction et d'une mauvaise interpretation. Moi je vous propose ma version de cet article, lisez et jugez par vous-memes :

 

 

Il y a trois jours Yariv Horowitz a presente son film a Marseille. Apres la projection il a ete violemment agresse et a perdu connaissance. Selon lui, certains des agresseurs etaient presents lors de la projection.

 

Yariv Horowitz, realisateur du film 'Rock bakassbah', a ete agresse il y a trois jours dans les rues de Marseille, en France, par une bande de jeunes et a ete violemment frappe. L'agression a eu lieu tout de suite apres la projection de 'Rock bakassbah' au festival du film d'Aubagne. Suite aux coups recus, Horowitz a perdu connaissance. Selon lui, il s'agit de jeunes arabes, et il est possible que certains d'entre-eux aient assiste a la projection du film avant l'agression. 

Voila donc le premier point de mauvaise traduction et de mauvaise interpretation : de jeunes arabes, pourquoi pas ? Ce n'est pas inedit en France ! Il est possible que... Cette supposition laisse entendre que, mais suppose aussi que cette agression n'a rien a voir avec le film ou le fait qu'Horowitz soit israelien ou juif.

 

 

Horowitz a raconte ce soir a 'Haaretz' qu'apres la projection de son film au festival francais, il est alle dans la rue proche du cinema avec le musicien Assaf Amdursky, qui a ecrit la musique du film. "Nous voulions retirer de l'argent, et alors est arrive face a nous une bande de jeunes", a raconte Horowitz. "Ils ont commence a nous crier 'fuck you', avec un accent arabe. Assaf m'a dit de les ignorer, mais finalement je leur ai crie 'fuck you too', et alors ils me sont tombes dessus. Ils m'ont fait tomber, m'ont donne des coups de pieds, et suite aux coups que j'ai recu dans la tete je me suis evanoui. Il etait evident qu'ils etaient arabes et saouls".

Deuxieme point de l'histoire : Yair et Assaf se font agresse dans la rue. A aucun moment il ne parle d'insultes antisemites, de propos anti-israeliens ou antisionistes, meme pas une allusion a son film. Ils le provoque, surement parce que saouls, et il repond. Il s'en suit une bagarre, il prend des coups et perd connaissance. Et alors ? C'est une scene possible dans les rues de France non ?

 

Un jour apres, lors d'une fete organisee par le festival, raconte Horowitz, un des chauffeurs du festival se presenta a moi et me raconta avoir entendu parler de l'agression par sa fille. "Il etait arabe, et il m'a raconte que parmi les amis de sa fille, un soir avant cette agression, des messages ont ete echanges sur cette agression. Selon lui, au moins un des deux agresseurs etait present lors de la projection de mon film pendant le festival, et m'ont vu monter sur la scene".

Speculations, bruits de couloirs, la fille du chauffeur a dit,... Horowitz raconte ce que ce chauffeur lui a dit, mais il n'accuse pas puisque ce sont des bruits !

 

'Rock bakassbah', qui a remporte le prix special du jury du festival d'Aubagne, a aussi ete projete au dernier festival de Berlin. Le film parle d'une unite de Tsahal qui sert a Gaza pendant la premiere intifida. Apres qu'un soldat soit mort apres avoir recu une machine a laver jetee d'un toit, les soldats furent postes sur les toits des maisons habitees de la ville et recurent l'ordre de surveiller le terrain de la-haut et d'essayer de reperer les responsables de la mort du soldat. Cette position amene les frictions entre les soldats et les habitants palestiniens a leur paroxisme, et place les soldats face a des dilemnes moraux difficiles a gerer.

 

 

"Ce qui m'effraie le plus c'est que dans ce genre de situations extremes tout le monde se reveille", declare Horowitz. "apres cette agression, tout les journaux se reveillent". 

Il faut lire : apres cette histoire je risque de devenir une cible, et j'ai peur !

Selon lui, il hesite maintenant a aller comme prevu a Paris la semaine prochaine, pour la projection de son film au festival du film israelien. "J'hesite, parce que je sais que jusqu'a ce que j'arrive la-bas toute l'histoire sera abondamment diffusee par les medias, et je crains que suite a cela les cerveaux s'echauffent et que cela m'explose a la figure. C'est vrai, il est possible que cela n'ait pas ete une agression sur fond nationaliste, mais je ne sais vraiment pas jusqu'ou cela peut amener. L'absurdite est que justement mon film soit le plus possible pour la paix. Je me retrouve la dans une situation tres bizarre".

Voila qui est dit : Horowitz ne dit pas que cette agression soit en rapport avec son identite juive ou israelienne, au contraire, il declare qu'elle n'a peut-etre rien a voir. Par contre, en tant que petit realisateur, et connaissant la situation en France et a Paris, il declare avoir peur de s'y rendre, et on peut le comprendre !

 

Voila pour cette histoire. Une agression toute simple dans cette France de 2013, montee en boucle par des medias qui cherchent l'agression antisemite a tout prix. Il faut dire que l'occasion etait belle !

 

 

Traduit et commente par David Goldstein pour Haabir-haisraeli selon l'article de 'Haaretz' : http://www.haaretz.co.il/mobile/1.1979915

Tag(s) : #Opinion
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :