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Tsvika (Ziggy) Livnat, cameraman sous-marin, en a assez de voir les ordures des promeneurs qui arrivent sur le fond marin d'Eilat, et qui mettent en danger l'habitat des animaux. Dans son film 'For the sea', qui est diffuse pour la premiere fois par Ynet, il essaie de trouver une etincelle d'espoir entre une tortue de mer, des dauphins, des megots de cigarettes et des bouteilles. "C'est etonnant et effrayant sur le coup, comment notre comportement sur le continent influe sur le sol marin", declare t-il.

 

 צילום: צביקה (זיגי) לבנת, For The Sea Productions

 

La fete de Pessah bat son plein, et des centaines de milliers d'israeliens sortent se promener a travers le pays pendant la fete. Entre ce moment de rencontre avec la nature, les bouchons sur la route et les repas interminables, circule une coulee d'ordures entre les promeneurs et les paysages. Des montagnes de couverts jetables, des assiettes et des sacs en plastique, des bouteilles et tout ce qui aurait du etre jeter a la poubelle mais qui est abandonne sur le sol.

 

(צילום: צביקה (זיגי) לבנת, For The Sea Productions)

 

C'est la periode de l'annee ou Tsvika (Ziggy) Livnat, cameraman sous-marin d'Eilat, decide de se jouer pour lui meme une scene de cinema pleine d'effets, une scene d'horreur pour etre plus precis.

 

"J'imagine une traversee de la mer rouge, avec Israel qui regarde le miracle qui est en train de se realiser face a ses yeux ebahis, et au moment ou il commence sa traversee il se retrouve face a des monticules d'ordures qui etaient dissimules sous la mer. Des ordures cachees aux yeux memes de ceux qui habitent la", et il sourit d'un air coquin melange avec de la tristesse.

 

(צילום: צביקה (זיגי) לבנת, For The Sea Productions)

 

"Je crois que la plupart d'entre-nous laissons derriere nous des ordures sans mauvaises intentions. pour moi c'est assez bizarre que lorsque nous sortons de chez nous, de nos quatre murs pour l'exterieur, alors la rue et la nature ont droit a un traitement special, comme si notre maison s'arretait une fois la porte fermee et que nous sommes dehors. La plage et la mer sont aussi une partie de notre maison, alors pourquoi salir".

 

Des megots de cigarettes, des bouteilles et des sacs en plastique

 

Il est difficile de ne pas etre touche par la joie de vivre et l'amour de la nature de Tsvika. Sur sa carte d'identite il est ecrit qu'il a 45 ans, mais c'est un chiffre pour les autorites, pour la securite sociale et pour sa retraite. En realite c'est un eternel enfant qui est bloque dans un corps d'homme adulte, et si il en avait la possibilite il irait surement vivre sous la mer pour dialoguer avec les dauphins, les poulpes et les hippocampes.

 

(צילום: צביקה (זיגי) לבנת, For The Sea Productions)

 

"Je passe beaucoup de temps sous l'eau et j'ai la chance de pouvoir vivre de ce que j'aime faire : observer la vie sous-marine, la documenter et la partager. Seulement je vois beaucoup de souffrances et de morts a cause de notre comportement", raconte Tsvika.

 

Il passe la plupart de son temps a Eilat, la-bas se trouve ses objets de reportage et la mer rouge, mais de temps en temps il retourne a son appartement de Herzliya, respirez un peu l'air de la ville et traiter les enormes quantites de films et de photos accumules dans la ville du sud.

 

(צילום: צביקה (זיגי) לבנת, For The Sea Productions)

 

"Quand je plonge, je vois toutes les choses que les gens laissent derriere eux. Des megots de cigarettes, des bouteilles, des pneus, des sacs en plastique echoues sur les recifs coralliens, et qui bouchent les entrees des habitations des petits poissons et etouffent les coraux eux-memes", declare t-il.

 

Il maudit les stores du salon de son appartement d'Hertzliya. Ses murs font penser a une plongee sous la mer avec ses immenses photos d'animaux marins. Dans sa salle a manger il y a un groupe de dauphins et un poulpe se reposent dans son salon.

 

(צילום: צביקה (זיגי) לבנת, For The Sea Productions)

 

L'appartement s'obscucit lentement, sur le mur central il n'y a aucune trace qui fasse penser a un salon, seulement un mur nu. Le projecteur relie a l'ordinateur portable commence a projeter un film et transforme le mur en ecran geant. Dans quelques instants la porte va s'ouvrir sur le monde sous-marin de Tsvika. Je m'assieds sur le canape et j'attends.

 

"Les animaux marins ont assez de soucis pour survivre au jour le jour. Dans la mer tout est immediat, clair et rapide. La vie ou la mort, il n'y a pas le temps d'appeler papa ou maman a l'aide. Ils n'ont vraiment pas besoin que nous leur rendions la vie plus dure", explique t-il en s'asseyant sur le tapis. Quelques clics sur l'ordinateur portable et le film sur lequel il a travaille ces six derniers mois demarre. Maintenant on se tait et les animaux parlent.

 

(צילום: צביקה (זיגי) לבנת, For The Sea Productions)

 

Le film nomme 'Connected', et en hebreu 'Lema'an hayam' (For the sea) est diffuse par Ynet pour la premiere fois. Tsvika espere que les spectateurs plongeront avec lui pour faire ce voyage au milieu des paysages sous-marins d'Eilat, avec des petits raids a Hawai et dans les Iles Caraibes, et penseront a tous les animaux marins qui n'apprecient pas de vivre au milieu des dechets abandonnes en mer.

 

La majorite des images ont ete filmees a Eilat, une partie d'entre-elles au cours des derniers mois, et les autres pendant les dernieres annees qu'il a passe a l'etranger, et il y a meme une partie du film consacree en particulier a la nature d'Hawai.

 

(צילום: צביקה (זיגי) לבנת, For The Sea Productions)

 

"Cela represente ma foi de vouloir essayer de transmettre la magie et le calme que je vis lors de mes rencontres avec les animaux marins, et la grande variete qui vit en dessous. A chaque plongee je decouvre de nouvelles choses et un animal que je n'avais pas encore vu. C'est etonnant et effrayant sur le coup, comment notre comportement sur le continent influe sur le sol marin malgre qu'il est loin de nos yeux", declare t-il. "quand je rentre de mes plongees, je ressors avec du plastique dans les poches que j'ai ramasse sous l'eau, mais ce n'est qu'une petite partie de ce qu'il y a la-bas".

 

Tsvika ne s'enerve plus contre les ordures, ca le rend plutot triste. La colere contre ceux qui polluent et la volonte de changer le monde l'encouragent a montrer la beaute et l'elegance des petits et des gros animaux qui vivent sous l'eau, principalement pour que les gens qui ne font pas de plongee sous-marine sachent ce qui s'y cache.

 

(צילום: צביקה (זיגי) לבנת, For The Sea Productions)

 

Il y a environ un an et demi Tsvika est revenu d'un sejour prolonge aux Iles Caraibes, et il a decide de consacrer son temps a la realisation de films qui montrent la fragilite de la nature d'Eilat. Ses courts metrages sont principalement diffuses par la chaine 'National geographic' locale, et il a remporte de nombreux prix dans les concours mondiaux, il a realise un film de communication pour la preservation de la nature sous-marine qui est vu plusieurs millions de fois par an a Hawai, il a participe a une mission de recherche marine dans des regions eloignees pour le gouvernement des Etats-Unis, et a filme une serie documentaire sur la mer qui a ete diffusee sur les grandes chaines de television.

 

Il paie la nature en retour

 

Pendant six mois il a travaille sur son court metrage. Ce n'est que le premier jet, et bientot il sortira un film sous-marin humoristique, parlant, cense aider a preserver la nature d'Eilat en collaboration avec l'unite environnement de la municipalite d'Eilat.

 

(צילום: צביקה (זיגי) לבנת, For The Sea Productions)

 

La bande son du film a ete realisee par le musicien et artiste, joueur d'instruments a vent, Amir Gvirtzman. "Ca a aussi ete une aventure de plongee libre", explique Tsvika. Les deux hommes se sont installes dans un studio de maison, et Gvirtzman changeait d'instruments comme de chemises, en fonction des animaux et des paysages qui apparaissaient sur l'ecran.

 

"Nous avons travaille directement face aux images pour relier l'ouie et la vue, Amir en a fait une fete, il s'est enregistre en boucle et en a fait un orchestre en entier", explique Tsvika. "J'ai essaye de raconter une histoire de maniere un peu differente. De faire monter le spectateur au sommet d'une montagne et de l'en faire descendre de l'autre cote en lui montrant notre cote moins joli. Nous avons voulu une texture organique, vivante et respirante, comme la vie qui est dans la mer et que montre le film. Nous nous sommes eloignes des sons artificiels et digitaux, tout a ete orchestre, realise et stylise par Amir et ses differents instruments a vent. Tout est vivant et respire. Meme si ca a l'air oppose - l'eau et l'air - tout les animaux qui vivent dans la mer dependent de la qualite de l'eau, mais ont aussi besoin d'oxygene pour respirer".

 

(צילום: צביקה (זיגי) לבנת, For The Sea Productions)

 

Tsvika a realise une version en hebreu et une en anglais. Il espere que grace a l'aide du reseau il pourra toucher un large public qui, apres avoir vu le film, reflechira la prochaine fois a deux fois avant de jeter ses ordures en dehors des poubelles. Afin d'affiner son message sur la protection de la nature, Tsvika Livnat proposera la semaine prochaine un nouveau voyage sur Ynet avec une nouvelle video ou vous pourrez voir de plus pres les effets de la pollution et les animaux du golfe d'Eilat, et du reste du monde.

 

"Je sens quand je filme sous l'eau que je prends un peu de la mer. Je change la vie sous-marine avec mes lumieres et mes bulles d'air, mais les animaux continuent de vivre leur vie face a ma camera. Mes films sont ce que je paie en retour a la nature pour pouvoir faire quelque chose pour nous-memes, et principalement pour les generations a venir. Nous aimons tous voir les animaux et leur magie, et il est possible de sauver des vies avec des choses simples, comme de mettre nos ordures dans les poubelles, c'est assez facile en fait".

 

Voir le court metrage sur le lien suivant : http://www.ynet.co.il/articles/0,7340,L-4362434,00.html

 

 

Traduit de l'hebreu par David Goldstein pour Haabir-haisraeli.

Tag(s) : #Israel
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