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Réactions de colère après les déclarations du candidat aux élections israéliennes, Noam Shalit, dont le fils, Guilad, a été retenu en captivité par le Hamas pendant cinq ans.


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Cesar a la place de Cesar

Le père du soldat israélien kidnappé et gardé en captivité pendant plus de cinq ans par le Hamas a declaré qu'il enlèverait des soldats israéliens s'il était palestinien.

Noam Shalit, qui a annoncé plus tot cette année qu'il se présenterait pour le parti de l'opposition "Avoda" aux prochaines élections israéliennes, a provoqué l'indignation au sein de la droite israélienne avec ses commentaires. Son fils, Gilad, a été relaché en échange de 1027 prisionniers palestiniens en octobre 2011.

Shalit a ajouté que l'enlèvement de soldats israéliens par les militants du Hamas était comparable aux techniques utilisées par l'armée des combattants israéliens de la Haganah contre les anglais, en argumentant "nous avons aussi kidnappé des soldats anglais quand nous nous battions pour notre liberté."

Interviewé par le journaliste dans la cuisine de la maison familiale, dans un contexte familier pour le public israélien de cette famille qui a milité durant 5 ans pour a libération de leur fils, Shalit a fait l'objet de questions répétées tentant de le coincer sur ses orientations politiques.

L'ancien ingénieur a finalement résumé les problèmes majeurs de sa campagne comme "de responsabilité mutuelle". On ne laisse pas les soldats ou les civils israéliens derrière quel que soit leurs problèmes. Il a aussi dit qu'il aurait négocié avec le Hamas s'il avait été député, chose que le gouvernement israélien, comme la Grande-Bretagne et les Etats Unis refusent de faire.

"Je suis en faveur du dialogue avec quiconque veut nous parler", dit-il. Lorsqu'on lui demande s'il négocierait avec un gouvernement du Hamas dirigé par ceux qui ont kidnappé son fils, il maintient : "s'ils changent leurs habitudes et qu'ils sont prêts à reconnaître Israel comme l'Etat des juifs, oui, je leur serrerais la main".

Alors qu'il reconnaît le rôle de Binyamin Netanyahu dans la libération de son fils, il critique le Premier Ministre israélien de ne pas avoir agi plus radicalement. Shalit déclare que des sanctions économiques auraient dû être imposées à la Bande de Gaza. Il dit : "Dès le moment où un soldat israélien est kidnappé et qu'ils ne comptent le relâcher que contre un tel prix, on devrait faire pression sur eux en stoppant les transferts d'argent".

Shalit a qualifié de "pathétique" le contre-argument que Netanyahu avait "ramené Gilad à la maison", une décision qui l'a amené à prendre un risque politique important compte tenu de la libération nécessaire de milliers de palestiniens prisionniers en échange.

"Netanyahu a vu que plus de 70% voire 80% des israéliens voulaient un accord (pour relâcher Gilad) et il a réalisé que le public n'accepterait pas d'autre Ron Arad (pilote israélien porté disparu au Liban), " dit Shalit.

Un officiel du bureau du Premier Ministre israélien a refusé de donner une réponse officielle aux commentaires de Shalit mais il a précisé que sa récente émergence comme candidat pour l'opposition, recommandant "ses commentaires devraient être pris dans ce contexte".


Traduit de l'anglais par David Goldstein pour Haabir-haisraéli

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