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Dans le cadre d'un nouveau projet pour ameliorer le dialogue entre les laics et les ultra-orthodoxes dans la ville, des lyceens et le Rav Pappenheim se sont rencontres. Ils ont declare : "nous servons dans l'armee et payons des impots, et a la fin on est frappes par vous". Il a repondu : "les dirigeants des ultra-orthodoxes essaient de s'occuper des extremistes".
 
צילום: אלי מנדלבאום
La ville de Beit Shemesh est connue ces derniers mois principalement pour sa division et sa tension interne sur fond d'attaques des ultra-orthodoxes extremistes contre les femmes, et la contestation des laics contre eux et le maire de la ville (ultra-orthodoxe lui-meme). Mardi, meme si ce n'etait que pour deux heures, les deux parties se sont retrouvees face a face, lors d'une rencontre entre des eleves du lycee Branco Weiss et le Rav Shmouel Pappenheim, qui est habitant de la ville et le representant de la communaute ultra-orthodoxe conservatrice.
 
Le Rav Pappenheim a precise que toute violence, qu'elle soit physique ou verbale, est inacceptable et qu'il faut la combattre, mais c'est neanmoins un element qui a ete souligne par les etudiants qui pretendent ressentir que l'intolerance des ultra-orthodoxes porte atteinte aux laics pas seulement au niveau de la ville, mais au niveau de toute la societe israelienne.
 
"Dans la Halakha il est precise que la Terre a precede la Torah, mais des fois on dirait que vous n'avez aucune Terre", a declare Bat Hen. "Je travaille comme serveuse et je vous sers avec respect et politesse, mais quand je rentre a la maison vous m'insultez et me jetez des pierres. Dans la Torah il est ecrit que chacun vivra selon sa croyance, mais apparemment nous ne sommes pas assez juifs pour vous".
 
Cette rencontre a eu lieu dans le cadre d'un projet decide par les services educatifs de la ville. Les directeurs et les professeurs sont arrives a la conclusion qu'il faut encourager les eleves a sortir et defendre leur point de vue, en partant du principe que seule une veritable egalite et le refus de la violence permettra de sauver la ville et de sauvegarder sa dimension humaine particuliere. Ainsi, il a ete decide de creer le projet appele "nous prenons la responsabilite de l'avenir de la ville" et cette annee les professeurs de cours de civisme et d'actualites consacreront leurs heures au sujet et a l'organisation de tables rondes.
 
La rencontre entre les lyceens et le Rav Pappenheim etait la premiere de ce projet. Hen, une des eleves qui a participe a cette rencontre, a dit au Rav : "la plupart des ultra-orthodoxes ne travaillent pas et ne paient pas d'impots, cela cree meme des cas ou nous devons financer cela, vous nous tombez dessus quand on monte dans l'autobus ou a cause de notre facon de nous habiller qui ne vous convient pas". Un eleve appele Aviram a dit lui : "des que je vais finir le lycee ma vie va etre gelee pendant trois ans, au cours desquels je vais faire mon service militaire. Meme apres, a la difference des ultra-orthodoxes, je ne pourrais pas consacrer mon temps a ce que je crois, comme la musique par exemple parce que je devrai travailler pour gagner ma vie dignement".
 
Le Rav : nous allons devoir prendre notre responsabilite economique
 
Le lyceen Dor a explique qu'il lui etait difficile de dialoguer avec quelqu'un, ou un groupe, qui n'a pas fait son service militaire ou qui ne paie pas d'impots : "le sens d'une vie en commun est que chacun a des droits et des devoirs, et pour qu'il y ait egalite entre les laics et les religieux ils doivent donner au pays, payer des impots et faire leur sercive militaire". Esti quand a elle a dit : "il n'y a aucune raison que les ultra-orthodoxes soient differents des laics, et comme nous faisons notre service et mourons pour le pays, les ultra-orthodoxes doivent aussi servir dans Tsahal".
 
Le Rav Pappenheim a essaye de calmer les esprits et a repondu aux eleves : "suite aux derniers evenements a Beit Shemesh, meme les ultra-orthodoxes ont compris qu'il fallait faire un examen de conscience, et les dirigeants de la communaute essaient de s'occuper des extremistes, de lutter contre la violence et d'apprendre a garder nos traditions conservatrices a la maison sans les imposer aux autres".
 
 
Il a ajoute, que d'apres lui, il y aura toujours des gens a la marge qui seront violents comme par exemple les laics qui jettent des pierres sur sa fille le shabbat quand elle sort de la maison avec sa poucette a poupee. "Le public ultra-orthodoxe se sent sur la defensive face a un monde laic permissif, et les parents preferent s'enfermer et empecher que leurs enfants soient exposes aux tentations qui ne sont pas liees au culte", "malgre tout, il est evident qu'aujourd'hui que la communaute ultra-orthodoxe compte presque un million de personnes, nous devons prendre des responsabilites economiques et professionnelles afin de donner une reponse aux besoins de la communaute".
 
Dans le cadre de ce nouveau projet les professeurs et les eleves discuteront des tensions dans la ville. Ainsi, la directrice du lycee Branco Weiss a ecrit a une eleve : "Beit Shemesh est une maison qui doit lutter pour son avenir, comme aussi contre la discrimination a cause de la couleur ou de l'origine, la generalisation d'une population a cause de stereotypes, et parfois nous nous heurtons a de la haine mutuelle, dont l'origine est la meconnaissance et le manque de patience".
 
Traduit de l'hebreu par David Goldstein pour Haabir-haisraeli
 
Tag(s) : #Israel
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