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Journaliste et professeur d'université, Saul Singer a coré-digé un ouvrage devenu un best-seller, Start-Up Nation, qui sortira en France en septembre.

 

  

 

LE FIGARO. - Comment expliquez qu'Israël soit devenu une terrede start-up?

 

Saul SINGER. - En réalité, le pays est une start-up, toujours dans la nécessité de survivre, de s'adapter. Les ressources naturelles sont faibles et le marché local minuscule. Cela développe l'esprit de «rootspa»: il faut oser prendre des risques. Les gens pensent par mission. Or l'innovation n'est pas une pure idée, mais une intuition réalisée.

 

L'armée joue-t-elle un rôle majeur?

 

La recherche militaire débouche sur des applications civiles. Néanmoins, la plupart des start-up ne concernent pas la sécurité. L'armée influence plus durablement l'esprit des Israéliens. Elle est comme un troisième stade de la vie, entre l'enfance et le monde adulte. C'est souvent une épreuve. Les jeunes se trouvent responsabilisés. Ils doivent trouver des solutions, même quand les moyens manquent. L'impact culturel de ces années-là est immense. Les étudiants déboulent sur les campus vraiment mûrs.

 

Les Israéliens sont réputés pour vendre très vite leur start-up sans attendre leur maturité commerciale...

 

Les équipes israéliennes sont devenues un centre RD pour les États-Unis. Nous savons travailler avec eux. En revanche, nous ne sommes pas bons pour faire des grandes compagnies, qui sont plus dans la gestion et moins dans l'innovation. Ici, l'esprit de contestation est fort; s'il dope la créativité des start-up, il est peu compatible avec les grandes structures.

 

Par Cécilia Gabizon pour http://www.lefigaro.fr/

Tag(s) : #Israel

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