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Les declarations de cessez-le-feu n'ont pas aide les lyceens et les etudiants qui habitent la region. Ils ont couru aux abris au lieu de se preparer aux examens de fin d'annee. "Nous ne sommes pas un front arriere, mais un terrain de combat qui a peur". Hier : "Kippat barzel a intercepete 5 roquettes Grads au dessus d'Ashkelon".

 

צילום: AFP

 

150 roquettes, 12 attaques aeriennes, 13 terroristes palestiniens tues, et un examen du BAC. La derniere degradation securitaire dans le sud, qui a amene a une fin de semaine tendue, a complique une fois de plus la vie des habitants de la region. Ce matin, a l'ombre des declarations de cessez-le-feu, pas encore constate sur le terrain, se tiendra l'examen du BAC pour le Tanakh pour les eleves de premiere, ainsi que les cours dans les differents etablissements scolaires. Hier, malgre l'accord de cessez-le-feu, 5 roquettes Grads ont ete tirees sur Ashkelon, elles ont toutes ete interceptees par Kippat barzel.

 

"Toutes les cinq minutes il y avait une alerte, et ca te detruit physiquement et moralement", a raconte Esti, eleve de premiere, sur son experience. "Malgre que j'avais le courage pour reviser, la tete n'etait pas la, tu penses tout le temps a ce qu'il se passera demain, pendant l'examen du BAC. Je ne sais pas ce qu'il va se passer, et ce que je ferai si il se passe quelque chose en ville, j'espere qu'ils comprendront que c'est important pour nous de tout arreter et de verifier avec nos familles que tout va bien".

 

Sheri, une autre eleve qui passe le BAC aujourd'hui et qui habite proche "de l'endroit ou sont tombees pleins de roquettes, et meme sans ca c'est dur pour moi d'etudier, alors c'est encore plus dur pour moi". D'apres elle, "j'avais prevu de reviser toute la journee mais les alertes m'en ont vraiment empeche. Je pense que ma note a l'examen depend vraiment de la situation securitaire".

 

Enat Troiks, directrice d'un college de Shaar hanegev, a raconte que "les eleves et les professeurs s'arrangent avec la situation et continuent d'etudier. Nous sommes revenus en arriere au niveau securitaire, alors je ne sais pas comment les eleves auront reussi a apprendre. C'est tellement triste que cela soit devenu notre quotidien. A ma grande joie, avec les annees qui passent, nous ne voyons pas de baisse dans les taux d'obtention du BAC, alors d'une facon ou d'une autre, et je ne sais pas comment, les eleves arrivent a passer ca". Elle a precise que l'examen du BAC aura lieu dans l'abri anti-bombes, "si il se passe quelque chose, la-bas on entend moins les sirenes et les explosions, et comme ca les eleves ne devront pas sortir en plein milieu de l'examen pour se mettre a l'abri".

 

Les etudiants des universites qui habitent dans le sud doivent continuer de vivre au quotidien pendant cette periode d'examens. "C'est horrible", a raconte Sivan, agee de 30 ans, etudiante en communication a l'universite de Sapir. "J'ai un examen lundi et je suis incapable de m'asseoir pour reviser. J'ai l'impression que l'on attend la prochaine explosion, et meme si cela n'arrive pas cela ne permet pas de se detendre. C'est une des semaines les plus dures de mes etudes. Je me dois de reviser bien sur, mais ma tete est ailleurs".

 

"Il est tres difficile de se concentrer", a raconte Shirli, agee de 24 ans, etudiante dans la meme universite et qui loue un appartement a Sderot depuis deux ans et demi. "Malgre le calme, nous attendons tout le temps la prochaine alerte. Tu sais que ca va arriver, et la tension empeche de se concentrer. J'habite a Sderot depuis deux ans et demi, et on me dit que les habitants de la ville ont l'habitude et n'ont pas peur, mais ce n'est pas vrai du tout. Les roquettes ne sont pas des choses auquelles il faut s'habituer. Nous ne sommes pas un front arriere avec elles, mais un terrain de combat qui a peur".


Traduit de l'hebreu par David Goldstein pour Haabir-haisraeli

Tag(s) : #Israel
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