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L’ONU élit la Libye à son Conseil des droits de l'homme

 

Le leader libyen, Mouammar Kadhafi, au sommet de la Ligue arabe, le 28 mars 2010 
Le leader libyen, Mouammar Kadhafi, au sommet de la Ligue arabe, le 28 mars 2010
Zohra Bensemra/Reuters

 

La Libye a été élue jeudi 13 mai au Conseil des droits de l'homme de l'ONU, malgré l’opposition de nombreuses ONG de défense des droits de l’homme. 37 d'entre elles avaient adressé ce jeudi matin un appel de dernière minute aux 192 Etats membres de l'ONU pour qu'ils ne donnent pas à la Libye un siège au Conseil. Peine perdue, la Jamahiriya libyenne a recueilli 155 voix.

 

En réalité l'élection de la Libye n'est pas une surprise. Le groupe Afrique avait 4 sièges à pourvoir au Conseil des droits de l'homme de l'ONU et ce même groupe Afrique avait proposé 4 candidats : la Libye, l'Ouganda, la Mauritanie, et l'Angola. Les 4 Etats étaient donc assurés d'être élus.

 

Les ONG de défense des droits de l'homme ont critiqué ce mode de candidature qui assure une élection sans contestation : « des élections sans compétition n'ont aucun sens », ont affirmé ces organisations.

 

Ces ONG contestent le bilan en matière de droits de l'homme de plusieurs Etats membres de ce Conseil mais elles ont concentrés leurs critiques sur le régime du colonel Kadhafi. « Une des plus brutales et des plus anciennes tyrannies », selon les ONG. Pour ces organisations, « la place du colonel Kadhafi est en prison. La Libye est une des sociétés les plus répressives au monde », ajoutent-elles.

 

En 2003, la Libye avait été élue à la présidence de la Commission des droits de l’homme de l'ONU, et pour ces mêmes ONG cette élection avait causé des « dommages durables » pour l'institution qui depuis a été remplacée par ce Conseil des droits de l'homme.

 

Le Conseil des droits de l'homme compte 47 Etats membres élus pour trois ans. Il est régulièrement accusé de ne pas agir sur les dossiers connus pour leurs violations des droits de l'homme comme le Soudan.

 

 

Avec notre correspondant à New York, Philippe Bolopion

Susan Rice, ambassadrice américaine auprès des Nations unies, a accueilli avec philosophie l’élection de la Libye.

 

« Les pays qui se présentent et sont élus au Conseil des droits de l’homme doivent être ceux qui ont un bon bilan sur les droits de l’homme. Ceux qui n’atteignent pas ce niveau ne méritent d’être membres. Mais dans cet organe, comme dans d’autres organes de l’ONU, il y aura toujours des pays dont nous ne partageons pas les vues et les orientations. Malgré cela, nous devons travailler avec eux. »

De leur côté, les organisations de défense des droits de l’homme ont dénoncé « une élection de pure forme ». Depuis le retrait, sous la pression, de la candidature de l’Iran, il y avait autant de sièges à pourvoir que de candidats. Elles estiment que la Libye n’avait pas sa place au conseil des droits de l’homme, pas plus que l’Angola, la Malaisie, la Thaïlande, l’Ouganda et le Qatar, qui ont également été élus.

 

 

http://www.rfi.fr/contenu/20100513-onu-elit-libye-son-conseil-droits-homme

 


 

Et la France ?

 

 

Nos relations sont entrées dans une nouvelle phase depuis que la Libye, au début des années 2000, a redéfini sa politique vis-à-vis de la communauté internationale. Pour la France, cette normalisation s’est traduite notamment le 9 janvier 2004 par un accord politique qui a permis d’indemniser la plupart des ayants droit de l’affaire UTA. La visite officielle du Président Chirac (24-25 novembre 2004), la première d’un chef d’État français depuis l’indépendance de la Libye, est venue confirmer le souci des deux parties de jeter les bases d’une relation renouvelée.

 

Aux côtés de l’Union Européenne et de la Bulgarie, la France a joué un rôle déterminant dans les négociations qui ont permis la libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien. Cette avancée a levé le dernier obstacle qui entravait la normalisation complète des relations franco-libyennes, ouvrant la voie au voyage du Président de la République à Tripoli le 25 juillet 2007.

 

La visite à Paris du Colonel Qadhafi du 10 au 15 décembre 2007 a consacré le renforcement des relations bilatérales. Elle s’est inscrite dans la continuité de la visite du Président Sarkozy à Tripoli. Ces visites croisées ont permis d’ouvrir et de développer de nombreux champs de coopération tels que la coopération culturelle, le nucléaire civil, la santé ou la défense.

 

A l’occasion de la visite de M. Christian Estrosi, Ministre chargé de l’Industrie, l’approfondissement de la relation bilatérale s’est concrétisé par la signature, le 21 octobre à Tripoli, d’une déclaration relative à l’établissement d’un partenariat stratégique.

 

Au delà des relations bilatérales au sens strict, la France est favorable à un approfondissement des relations entre la Libye et l’Union européenne. C’est sous présidence française, à l’automne 2008, que le mandat de négociation de la Commission européenne a été adopté et que les négociations avec la Libye ont débuté.

 

Le site de l’ambassade de France en Libye

 

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/libye_409/index.html

 


 

Et l'Italie ?

 

Italie-Lybie, dur à cuir(e) reçu en grandes pompes…

Publié le 13 juin 2009 par Ps76

 

italie-lybie-khadafi ps76 76 source http://www.tdg.ch

 

Le guide suprême de la révolution lybienne – puisque tel est son titre officiel – le général Mouhammar Khadafi est recu a Rome par Berlusconi en grandes pompes comme Sarkozy l’a fait à Paris.

 

Fidèle à son image de provocateur, le chef d’Etat lybien a multiplié les déclarations volontairement scandaleuses. Ainsi à propos du terrorisme a-t-il déclaré qu’il fallait « comprendre » les terroristes parce que les « Etats-Unis étaient autant terroriste que Ben Laden ».

 

Il a poursuivi en absolvant les pirates somaliens « contraints » selon lui d’intercepter les bateaux parce que ceux-ci empiètent sur leur territoire. 

 

Enfin s’exprimant que le respect des droits de l’Homme en Afrique, Khadafi a tout simplement déclaré qu’il n’étaient « pas violés » en Afrique, parce que les Africains « vivaient dans la forêt et le désert » (sic).

 

Berlusconi a dû avoir les oreilles qui ont sifflé lorsque Khadafi a entamé une longue loghorrée dénonçant les crimes du fascisme en Lybie mais surtout lorsqu’il a réclamé pour lutter contre l’immigration clandestine, un financement de son pays à hauteur de 1 milliards d’euros par an. Le chef d’Etat italien espère quant à lui signer de juteux contrats avec le chef d’Etat d’un pays disposant de ressources pétrolières conséquentes.

 

Mais la visite de Khadafi n’a pas été de tout repos. Des étudiants ont vivement protesté lors de sa venue à l’Université de Rome et des députés de gauche l’ont empêché de rentrer dans l’hémicycle. L’impressionnant service de sécurité déployé a réussi - de justesse - à empêcher un député de gauche de lui remettre un diplôme « horroris causa ».

 

http://www.paperblog.fr/2024681/italie-lybie-dur-a-cuire-recu-en-grandes-pompes/

 


 

Bref...

Tag(s) : #Culture

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