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L'Etat a fait appel de la decision du tribunal du travail d'autoriser la greve des infirmieres, les patients du centre geriatrique "Dorot" de Netanya soutiennent les infirmieres : "il faut s'occuper d'elles". Malgre la greve, de nombreuses infirmieres sont restees au chevet des patients de l'hospice : "nous n'avons pas le coeur a les laisser seuls".

 

שביתת האחיות ב

 

Meme les 45 infirmieres du centre medical geriatrique "Dorot", de l'hopital 'Neve Mendel' de Netanya, avaient prevu de se joindre au 11eme jour de greve des infirmieres et de quitter leurs gardes dans le cadre de la contestation sur leurs conditions de travail. Mais il ne s'agit pas d'un hopital ordinaire mais d'un institut difficile qui heberge entre autre un service de patients sous assistance respiratoire et un hospice pour des malades du cancer, et pour cette raison de nombreuses infirmieres ont decide de rester quand meme au chevet de leurs malades, qui ne peuvent survivre sans elles. "Nous n'avons pas le coeur a les laisser seuls", a declare la responsable du comite des infirmieres de l'hopital 'Neve Mendel'. En attendant, l'Etat a fait appel de la decision du tribunal du travail de ne pas emettre d'injonctions aux infirmieres en greve.

 

Selon l'Etat d'Israel, la non emission d'injonctions pour empecher la greve des infirmieres entrainera des degats considerables pour le public qui a besoin des soins des infirmiers et des infirmieres dans les hopitaux. "Suite a cela, il faudra aussi s'interesser au degats causes au public suite a la pression mise sur le gouvernement a l'approche des elections", a-t-il ete ecrit sur la lettre de protestation adressee au tribunal regional de Tel Aviv. "La reponse a leurs exigences aurait des consequences budgetaires et des consequences a long terme qui pourraient toucher les capacites du prochain gouvernement".

 

צילום: עידו ארז

Shoula J'erbi

 

A 'Dorot', comme il a deja ete dit, les infirmieres continuent de soigner les 300 patients qui y sont arrives des differents hopitaux du pays - ou il n'etait deja plus possible de les soigner. "Nous sommes tres dependants d'elles", declare Tova Idan, hospitalisee dans le service d'assistance respiratoire de 'Dorot'. "Elles travaillent tout le temps sous pression, elles ploient sous le travail. Le ministrie des finances doit le comprendre, s'en inquieter et les soutenir".

 

"Je n'accepterai jamais que ma fille devienne infirmiere"

 

A l'hospice de 'Dorot', 20 patients souffrants du cancer sont hospitalises et ils ont besoin des infirmieres 24 heures sur 24. Shoula J'erbi, infirmiere responsable du service raconte que le manque de personnel leur fait parfois faire des gardes de 24 heures. "La charge qui repose sur nous est tres lourde, aussi bien mentalement que physiquement parce qu'il s'agit d'un service difficile ou les patients meurent suite a leur maladie", declare-t-elle.

 

Shoula travaille comme infirmiere depuis 22 ans. Elle a un master universitaire mais son salaire est selon elle de seulement 6 000 shekels. "Celui qui est assis en haut de la tour ne se preoccupe pas de ce qui se passe dans la medecine publique parce qu'il se fait soigner dans le prive", ajoute-elle. "Meme le nombre de postes est insuffisant ici et nos salaires sont faibles. Le dispositif n'a pas ete revu depuis 1987. Les jeunes infirmieres ne veulent pas faire ce travail. Moi personnellement, je n'accepterai jamais que ma fille devienne infirmiere. Notre lutte vient de notre volonte de travailler, de vivre et de gagner notre vie. Avec nos salaires, il est impossible de payer un credit maison et d'inscrire nos enfants aux activites periscolaires".

 

אולם השובתות ב

 

La discussion avec Shoula se deroule dans le hall de l'hopital, ou une partie des infirmieres se sont rassemblees apres avoir abandonne leurs services. Dans sa main, elle tient un telephone sans fil et explique : "c'est le telephone du service. Malgre la greve, je n'ai pas le coeur de ne pas etre disponible s'ils ont besoin de moi".

 

"Nous ployons sous le fardeau"

 

La responsable du comite des infirmieres de l'hopital 'Neve Mendel' explique que 90% des gens hospitalises a 'Dorot' sont qualifies de difficiles, dont 50 malades sont sous assistance respiratoire et 99 souffrent d'infections graves. "La plupart des patients qui sont la, sont sur la derniere ligne droite de leur existence et il faut faire en sorte que les soins soient appropries et respectueux", declare-t-elle. "Les infirmieres ploient sous le fardeau dans tous les services et cette lutte est juste".

 

צילום: עידו ארז

Tova Idan

 

Tova Idan est hospitalisee dans le service d'assitance respiratoire depuis un an. Elle a du mal a parler mais malgre tout insiste pour murmurer : "sans elles, nous ne sommes rien. Malheur a nous si les infirmieres ne s'occupaient pas de nous. Je vois la charge de travail qu'elles ont a supporter, je vois comment elles travaillent dur et avec tout leur coeur. Je vois aussi qu'il manque du personnel dans le service, et plus d'une fois, quand un malade est en detresse alors qu'elles doivent rentrer chez elles, elles restent benevolement sur leur temps libre. Leur lutte est juste. Le ministre des finances doit les comprendre, les soutenir et apprecier a sa juste valeur leur travail. Nous avons vraiment besoin d'elles".

 

Une autre patiente du service, Rivka Mor, hospitalisee depuis 4 ans, declare : "elles le meritent, elles travaillent dur. C'est un travail physique et mental pas facile. J'espere qu'elles reussiront dans leur lutte".

 

Traduit de l'hebreu par David Goldstein pour Haabir-haisraeli.

Tag(s) : #Israel
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