Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

 

Est-ce qu'il sera bientot possible de diminuer le risque de 'choc de combat' des soldats ? Les resultats d'une nouvelle etude, menee par Tsahal et l'universite de Tel-Aviv, a revele que ceux qui nient les dangers avant de partir au combat se trouvent plus en danger d'etre atteints par ce trouble. Suite a cela, les chercheurs tentent de developper un programme qui diminuera le pourcentage de personnes atteintes.

 

צילום: ג'ורג' גינסברג

 

Il n'est plus loin le jour ou il sera possible de deceler les soldats qui risquent de developper un 'choc de combat', peut-etre meme avant leur incorporation : une nouvelle etude, a laquelle ont participe des centaines de soldats de Tsahal, a permis de decouvrir qu'il existe un fond genetique a ce syndrome, chose qu'il est possible de deceler grace a un controle d'ADN. Cette etude revele aussi que ceux qui ont tendance a nier les dangers avant et pendant les operations se trouvent plus en danger que les autres de developper un 'choc de combat'. Cette etude a ete publiee hier dans le journal JAMA Psychiatry. 

 

Ce trouble post-traumatique, connu par de nombreuses personnes sous le surnom de 'choc de combat', est un probleme difficile et tres repandu dans les pays tres exposes a la guerre comme Israel. Ce trouble touche de nombreux soldats exposes au combat, et dans les cas les plus graves il peut compliquer la vie de ses victimes, amener a des cauchemars recurents, a une deconnexion de l'environnement et a un probleme dans l'execution des activites journalieres. Selon les informations, environ 20% des soldats peuvent developper des signes cliniques de ce syndrome post-traumatique apres une exposition a un combat difficile.

 

Le professeur Yair Bar-Haim, responsable de l'ecole des sciences de la psychologie a l'universite de Tel-Aviv, a demande a examiner les causes de cet effet, et plus que ca : de leur trouver une solution. "Jusqu'a aujourd'hui nous ne savions pas pourquoi certaines personnes souffraient de trouble post-traumatique alors que d'autres surmontaient l'epreuve et continuaient leur route", explique t-il.

 

Lors de ce projet, le professeur Bar-Haim et le doctorant Ilan Vlad ont examine un groupe de 1100 soldats d'infanterie sur trois points dans le temps : lors de leur premiere semaine de tironoute (les classes), six mois apres - tout juste avant le debut des actions operationnelles, et a la fin des six mois d'operations en Judee-Samarie et dans la bande de Gaza.

 

L'examen psychologique principal qu'ont subi les soldats etait destine a mesurer le taux d'attention face au danger. Ceci se mesure a l'aide de modeles informatiques complexes et qui etudient les modeles de concentration du soldat, c'est-a-dire dans quelle mesure son attention reste captee par les dangers qui apparaissent sur l'ecran de l'ordinateur. En plus de cela, des temoignages de combattants ont ete enregistres sur leur situation mentale a chacun des trois points dans le temps, ainsi que des echantillons de salives pour faire des examens d'ADN.

 

Un autre element de mesure a ete pris en compte, le niveau d'intensite du combat : les chercheurs ont discute avec les soldats sur les differents combats auquels ils ont participe et ont differencie ceux qui etaient en place dans des zones de frictions elevees (Shehem, la casbah de Hevron, Kissoufim a la frontiere avec Gaza, et autres) et ceux qui etaient en poste dans des endroits relativement plus calmes.

 

Sur les 1085 soldats examines, 65 d'entre eux (7%) ont developpe des signes de syndrome post-traumatique. Apres la prise en compte de toutes les mesures et de toutes les donnees, les resultats ont montre que les soldats qui ignoraient la menace, avant et pendant les operations militaires, se trouvaient les plus exposes au developpement d'un trouble post-traumatique. L'etude a aussi revele qu'il existe aussi un fond genetique au syndrome : les chercheurs ont trouve un gene particulier lie a l'action de la serotonine dans le cerveau et qui agit de telle facon qu'il augmente le risque de developper un syndrome post-traumatique.

 

Pendant le meme temps, a eu lieu une etude supplementaire sur le sujet et se portant sur des centaines de soldats de Tsahal et des Etats-Unis. Pendant cette etude il a ete etudie la possibilite de diminuer ce risque de syndrome post-traumatique chez les soldats combattants grace a un traitement cense les aider a faire face a l'avance a ces menaces, et a ne pas les nier, avant leur sortie sur le terrain pour realiser des operations. Dans le cadre de ce traitement les combattants s'entrainent grace a des modeles informatiques et apprennent grace a eux a porter attention aux menaces. L'espoir est de reussir a diminuer les signes de syndrome post-traumatique, et de soulager ainsi la souffrance de nombreux soldats.

 

A Tsahal on espere que les resultats de cette nouvelle recherche seront positives, afin qu'il soit possible de commencer a les appliquer sur les soldats etant sur le terrain.

 

Traduit de l'hebreu par David Goldstein pour Haabir-haisraeli.

Tag(s) : #Sante
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :