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Le colonel Uri Gordin, commandant de la brigade Nahal qui a dirige les combats de sa brigade pendant l'operation "Tsouk Eitan" dans la bande de Gaza s'est exprime, lors d'une conference internationale qui a eu lieu a Latrun, sur le processus des combats dans la zone et a declare que "une arme dirigee directement vers sa cible n'aide pas en zone urbaine. C'est un vrai defi pour les combattants. Il est difficile de recolter du renseignement sur un secteur de ce type".

 

 

"La transition entre les operations de securite de routine aux combats de 'Tsouk Eitan' a necessite une organisation et une preparation", a declare le colonel Uri Gordin qui commande la brigade Nahal. "Il y a aussi un turn over important du personnel militaire, et preserver cette organisation est un vrai defi. Un autre sujet ce sont les consignes de combat. Entre 'Shouvou hachim' et 'Tsouk Eitan' nous avons effectue une transition comparable a une avancee. Pendant ces jours-la, nous avons investi beaucoup pour ca". Le colonel Uri Gordin a fait ces declarations lors d'une conference internationale qui a eu lieu sur le lieu de commemoration des forces blindees a Latrun, organisee par l'assocition "Yad Leshirion" en collaboration avec Israel Defense.

 

"La logique de cette guerre etait defensive. La mission etait claire. Les forces terrestres sur le terrain ne disent pas grand chose en matiere de dissuasion. Pendant 'Tsouk Eitan', il y avait une consigne tres claire de ce qu'il fallait faire : amener les combats dans la bande de gaza, sur le terrain de l'ennemi. Nous avons voulu aussi annuler les capacites d'attaque du Hamas, y compris les tunnels terroristes qui aboutissaient vers Israel".

 

"Un des sujets de ce conflit c'est aussi l'asymetrie entre les cibles et les objectifs des deux parties. Chacun a essaye d'obtenir des objectifs completement differents et qui n'ont aucun rapport. Israel a voulu proteger la population civile. Le combattant israelien s'est mis en danger pour proteger les civils. L'autre mission etait de porter atteinte aux tunnels terroristes qui menacaient Israel".

 

"Le Hamas n'a pas essaye de nous arreter, et il souhaitait que nous touchions des civils. En faisant cela, il voulait retirer la legitimite d'Israel a agir. Il voulait aussi obtenir une image de vainqueur. Une reussite ponctuelle comme un enlevement de soldat. Dans cette situation, la crainte de se faire enlever un soldat nous amene a agir differemment. La rencontre entre les objectifs des deux parties presente un defi pas simple."

 

"Il y a aussi une difference de valeurs entre nous et le Hamas. Les obligations des commandants ont un aspect particulier. Dans chaque secteur, il y avait un autre bataillon du Hamas. Il ne s'agit pas de bataillons comme dans Tsahal. Ce n'est pas un cadre coordonne d'action, mais il s'agit d'une multitude de cellules eparpillees. Dans nos bataillons, chaque fois qu'un commandant etait blesse un autre venait le remplacer. Au Hamas, il y avait cinq commandants, nous en avons tue un, blesse un deuxieme et le reste s'est enfui. Les engagements envers les combattants n'existent pas. Chez Tsahal c'est une valeur supreme".

 

"Le deuxieme aspect concerne les actions face a la population civile. Lors de nos activites, nous avons trouve une famille palestinienne dans une maison. Nos forces sont entrees dans le calme malgre le danger et les risques d'embuscades. Ce n'est qu'un exemple de la sensibilite de Tsahal pour les civils palestiniens. Neanmoins, le Hamas a tout le temps essaye de nous entrainer dans les zones urbaines. Cette realite nous a oblige a utiliser des batiments civils. Une fois, ils nous ont tire a partir d'une ecole".

 

"Nous avons trouve des charges explosives dans un quart des batiments ou nous sommes entres. Il etait impossible de combattre sans entrer dans ces batiments, et toutes les quatre maisons, il y avait des explosifs. Ca a ete un defi operationnel. Toutes les zones civiles etaient organisees en zone de guerre. Nous avons constitue toutes nos forces pour le combat, y compris les tanks, le genie et l'artillerie. L'utilisation du genie a aide a realiser des manoeuvres tactiques par le biais d'ouvertures de tunnels existants".

 

"Au commandement du Nahal, il y avait 3-5 officiers de l'armee de l'air. Presque a chaque moment donne, on avait le soutien de drones et d'helicopteres de combat. Ca a permis de traiter des menaces sur le terrain habite avant l'arrivee de nos troupes. Meme les outils de controle de nos forces ont aide. L'artillerie aussi a aide, nous l'avons utilisee principalement en terrain non habite, tres peu en zone urbaine".

 

"En zone urbaine, il y a un autre defi, evacuer la population civile. Il faut les amener en dehors des zones de combat. Lors des enquetes, nous avons decouvert que certains ont recu de l'argent pour rester sur place, d'autres ont dit avoir ete menaces. Cela nous a amene a les menacer a notre tour pour qu'ils bougent. Mais ce n'est que lorsque nous avons commence a tirer qu'ils sont partis. Lors des prochaines guerres, cela sera un vrai defi. Nous avons peu de moyens pour deplacer des populations".

 

"Une arme dirigee directement vers sa cible n'aide pas en zone urbaine. C'est un vrai defi pour les combattants. Il est difficile de recolter du renseignement sur un secteur de ce type. Nous avons fait des progres dans la recolte de renseignements. Mais l'ennemi s'adapte. Le Hamas par exemple, communiquait moins par les moyens de liaison. Il a compris quels etaient nos moyens".

 

"Il y a encore un autre defi en ce qui concerne le controle des forces eparpillees sur le terrain. Cela necessite beaucoup de discussions en radio. Cela necessite un bon entrainement des commandants. Le Hamas a compris notre difficulte avec les souterrains. Face a ce defi, il a ete difficile d'obtenir un controle operationnel, c'est-a-dire annuler les activites de l'ennemi. Dans la partie souterraine la liberte d'action du Hamas etait preservee. Il s'agit de lignes de confrontation nouvelles face a l'ennemi".

 

"Le Hamas a utilise la population civile. Dans les zones urbaines, l'UNRWA a concentre des 'abris pour refugies', a chaque fois avec mille personnes. C'est le cas d'une ecole qui se trouvait a une dizaine de metres des combats. Le Hamas a utilise cela a son benefice. Nous ne pouvions pas faire grand chose. Cela nous lie les mains. Nous avons demande aux terroristes d'evacuer les civils ailleurs, dans un endroit mieux protege. Ils ont refuse (le personnel de l'UNRWA).

 

"Le defi souterrain c'est la cartographie et le reperage des entrees de tunnels. Nous avons utilise les outils que nous avions a disposition. Nous avons improvise. Le Hamas voulait nous faire entrer dans les tunnels pour se battre avec nous. Cela aurait nuit a notre avantage, c'est pour cette raison que nous nous sommes efforces de ne pas y entrer. Il y avait aussi la complexite de sauvetage dans les cas ou les tunnels s'effondraient".

 

"Nous avons eu un incident de tir sur nos propres troupes a cause d'une erreur commise par un char. En dehors de cela, tout etait parfaitement coordonne. Malgre le probleme du combat sur zone etroite il y a eu une vraie coordination entre les troupes. Il faut rappeler la complexite de se faire voir par les systemes de controle et de verification de l'artillerie. Nous avons choisi de prendre des protections personnelles parce que le terrain le permettait".

 

"L'obtention de nos objectifs a pour moi ete realisee. Nous avons reduit a neant les capacites du Hamas de maniere exceptionnelle. En ce qui concerne les discussions politiques et decisionnelles, cela ne releve pas de ma responsabilite".

 

"Il est tres difficile d'imaginer le combat en zone urbaine. Il est difficile de construire une installation d'entrainement ou je vais casser des murs. En grande partie a cause de problemes physiques, il est difficile de s'habituer a la zone urbaine. Il y a des limites a l'imagination. En fait, les operations en Judee-Samarie nous aident".

 

Gordin s'est aussi exprime sur la menace des tunnels qui ont ete decouverts pendant l'operation "Tsouk Eitan". Lors de son intervention, il a declare que "nous ameliorons nos techniques de combat sous terre. Nous donnons aussi des moyens pour etre plus efficaces. D'un point de vue tactique, nous nous efforcerons de ne pas entrer dans les tunnels, cela preservera notre avantage relatif. Apparemment cela va continuer, nos moyens ne renverseront pas ce phenomene, et il faut s'en souvenir".

 

"La complexite sur les terrains de combat augmentent. La limpidite de la mission est aussi importante. Il est important de souligner que cette generation de soldats meurt moins que les precedentes. Je n'ai trouve aucun defaut chez nos combattants, au contraire, meme quand nous avons subi des pertes, nous avons continue de nous battre avec temerite. Il est aussi important de continuer a s'entrainer, cela augmente la preparation de nos soldats avant la confrontation. Il faut utiliser le calme pour ameliorer notre preparation au combat. Il faut se preparer aux ordres de mobilisation de 'demain c'est la guerre'".

 

Traduit de l'hebreu par David Goldstein pour Haabir-haisraeli.

Tag(s) : #Israel

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