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Tsahal enquete sur les raisons de la mort des trois soldats Givati qui apparemment se sont suicides, surement apres les combats qui ont eu lieu dans la bande de Gaza pendant l'operation "Tsouk Eitan". "Le combat est un facteur de stress qui genere de la souffrance et des traumatismes - mais ce n'est pas le seul facteur qui pousse au suicide", explique une psychologue clinique en decrivant les signes d'alerte auxquels il faut faire attention.

 

 

"Tsouk Eitan" continue de couter des vies, meme apres que les combats aient cesse : le journal "Yediot aharonot" a publie aujourd'hui que Tsahal enquete sur la mort de trois soldats qui se seraient suicides dernierement, peut-etre suite aux combats qui ont eu lieu pendant l'operation "Tsouk Eitan".

 

Trois soldats en service dans un regiment Givati ont dernierement mis fin a leur vie, et ce en l'espace de quelques jours, en se tuant avec leur arme personnelle. La police militaire a ouvert une enquete, et etudie la possibilite que les soldats aient ete en souffrance psychologique apres leur participation aux combats de cet ete dans la bande de Gaza.

 

Ne pas normaliser la situation

 

"En general apres les combats il peut apparaitre chez les soldats tout un arc de reactions, et il y a souvent une augmentation du nombre de cas de suicides, que ce soit chez les soldats ou au sein de la population civile du front interieur", explique le docteur Maya Yohan Barak, psychologue clinicienne et membre de l'association "Pour la vie". "Chacun arrive avec ses moyens et ses propres forces, mais tous traversent un processus de digestion et d'integration de ce qu'il ont vecu. Une partie des soldats arrive a faire cela sans grand probleme et meme a en tirer de la force, et d'autres, pour d'autres raisons, peuvent vivre cela comme un traumatisme et se retrouver en difficulte".

 

"Parce que c'est un evenement qui fait vivre et rencontrer des choses difficiles, le combat est un facteur de stress qui amene de la souffrance et des traumatismes - mais il n'est pas le seul facteur qui pousse au suicide. Comme on le dit tout le temps a propos du suicide, cela vient toujours avec un ensemble de facteurs. Ce ne sont pas tous les soldats qui font la guerre qui deviennent suicidaires, nous savons que ce n'est pas le cas".

 

"Malgre tout, les soldats sont exposes a cela, qu'on le sache ou non, ils sont sujets a developper un syndrome post-traumatique, et si la souffrance est intolerable et qu'ils ne recoivent pas d'aide ils peuvent avoir des pensees suicidaires et/ou des comportements de ce type".

 

Comment savoir si nous avons envoye au combat un soldat en souffrance ?

"Ces dernieres annees l'armee fait un travail remarquable dans ce domaine, elle repere les soldats dans ce cas, et prepare les autres a faire face a differentes situations, et le taux de suicides a baisser de deux a un chiffre, alors ca veut dire que leur travail paie. Malgre tout, il se peut que des soldats aient des facteurs de risques et que l'armee n'en soit pas informee, qu'ils aient des difficultes qui augmentent le risque post-traumatique suite aux combats, ce qui peut les mettre en grande souffrance et augmenter le risque suicidaire".

 

Comment on decele la souffrance mentale ?

"Ce qui est important c'est de ne pas normaliser la situation, de dire que tout va bien et que cela va passer, et dans tous les cas ou l'on decouvre des signes de souffrance il faut s'adresser de suite a un professionnel pour qu'il soit au courant et fasse une evaluation de la situation".

 

Quels sont les signes auxquels il faut faire attention ?

"Il faut surtout faire attention aux signes post-traumatiques comme les difficultes pour dormir, les flash-back, le renfermement sur soi, la depression ou encore les problemes d'alimentation. Le signe d'alerte le plus evident est tout changement dans les habitudes de vie avant la guerre. Nous partons du principe qu'un soldat rentre change apres la guerre et alors nous normalisons cela, mais tout changement au niveau social ou du mode de vie a la maison doit entrainer une consultation aupres d'un professionnel".

 

"Si un jeune se renferme sur lui meme, a des changements d'appetit ou des problemes pour dormir, s'il montre des signes de tristesse, de manque de plaisir ou de depression, il faut s'occuper de cela avec serieux".

 

"Et bien sur, s'il exprime des idees suicidaires alors il faut prendre cela tres au serieux et ne pas les negliger. Si quelq'un dit des phrases comme 'je ne vois pas comment la vie peut continuer apres que j'ai perdu des amis', 'pourquoi je n'etais pas a leur place' ou 'pourquoi je ne suis pas parti avec eux', alors il faut s'adresser a des professionnels pour prendre conseil".

 

Besoin d'aide ? Adressez vous la :

 

- Les soldats en service peuvent s'adresser a l'officier charge de la sante mentale afin de recevoir de l'aide. Les reservistes peuvent contacter l'unite chargee des reactions au combat (tel : 03-7377007).

- Sahar (aide et ecoute en ligne).

- Eran - premiers secours pour les problemes mentaux : tel 1201 ou leur site internet : http://www.eran.org.il/

- L'association "Pour la vie" - aide aux familles dont leur proche s'est suicide : tel 03-9640222 ou le site internet : http://www.path-to-life.org/

- Ynet a publie il y a trois semaines une initiative sociale qui met en lien les reservistes qui ont repris leur vie normale apres les combats et des centaines de soignants differents qui recoivent gratuitement ces soldats qui rentrent a la maison : http://www.ynet.co.il/articles/0,7340,L-4567644,00.html

 

Traduit de l'hebreu par David Goldstein pour Haabir-haisraeli.

Tag(s) : #Israel

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