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"Tout le monde desteste le Hamas", a declare un chauffeur de la bande de Gaza, mais il y a aussi de nombreux autres habitants qui expriment leur desespoir : "50 membres de ma famille se terrent dans le meme batiment". Un homme age de 77 ans declare "si j'etais plus jeune, je me ferais exploser a Tel Aviv". Les voix venant de Gaza, la ville fantome.

 

 (צילום: AP)

 

Gaza est devenue une ville fantome. Les rues sont vides, les magasins sont fermes et les habitants qui voulaient feter le ramadan se trouvent enfermes dans leurs maisons. Parmi les critiques contre Israel, il y en a aussi qui pointent un doigt accusateur sur le mouvement terroriste du Hamas qui controle la bande de Gaza. "Tout le monde deteste le Hamas", a declare avant-hier un habitant de la ville, "mais ils ont peur de le dire".

 

 (צילום: AP)

 

 (צילום: AP)

 

 (צילום: AP)

 

 (צילום: AP)

 

Abou Ali, chauffeur de son metier, a demande a rester dans l'anonymat quand il a parle a l'agence de presse "Associated Press", de crainte d'etre puni par le Hamas. Malgre tout, il a insiste pour dire que autour de l'endroit ou il habite la majorite des habitants ont peur comme lui et critique le mouvement terroriste, meme s'il le font en silence. "Notre nourriture nous vient d'Israel mais ce que nous leur donnons en echange ce sont des roquettes, des roquettes qui ne font meme pas de trous dans le sol".

 

רחובות עזה במהלך סוף השבוע (צילום: AP)

 

Ses voisins ne se sont pas exprimes comme lui. "Si j'avais ete plus jeune, je me serais equipe d'une ceinture d'explosifs et je me serais fait exploser a Tel Aviv", a declare Ibrahim Mahmoud Daoud, age de 77 ans du camp de refugies de Jabaliya. Sa maison a ete detruite hier par un bombardement de l'armee de l'air. Malgre tout il a declare : "nous n'avons pas besoin de maisons mais d'un pays".

 

Oum al-Abad, mere de famille de la bande de Gaza, a rappele que le mois du ramadan sert en general a recevoir des amis et a faire des achats particuliers. "Cette ambiance de guerre empeche les gens de sortir dehors, et meme la situation economique nous fait du mal".

 

 (צילום: AP)

 

Le shouk Firas, un des plus importants et des plus bondes de Gaza, a ete le temoin en fin de semaine du manque de clients et des conversations de desespoir. "On n'a pas eu de clients aujourd'hui", a declare un proprietaire de magasin. "J'ai ouvert parce que je ne peux plus rester enferme. A la maison 50 membres de ma famille se terrent dans le meme batiment". Le matin, a-t-il ajoute, il est un des rares habitants a aller prier. "Quatre heures du matin est une heure tres dangereuse a cause des bombardements, alors je vais a la mosquee en longeant les murs".

 

Traduit de l'hebreu par David Goldstein pour Haabir-haisraeli.

Tag(s) : #Actu